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Pour Elisabeth Borne, la SNCF est dans une situation "alarmante"

Rédigé le 18 Février 2018 à 20:33 | Lu 64 fois

Le ministre des transports dresse un état des lieux critique de l'état de la SNCF, dans une interview avec le JDD, à la veille de l'ouverture des consultations avec tous les acteurs. La CGT a appelé à une mobilisation des salariés le 22 mars.



Le statu quo n'est pas possible "à la SNCF dont la situation est" alarmante ", juge la ministre des Transports, Elisabeth Borne, dans une interview publiée dans le Journal du dimanche à la veille d'une série de consultations sur le chemin de fer consulter la direction de la SNCF, les partenaires sociaux, les régions et les usagers sur l'avenir du chemin de fer à partir du lundi 26 février. La méthode et le calendrier seront annoncés le 26 février à Matignon.

"La situation est inquiétante et alarmante, il est urgent d'agir", affirme Elisabeth Borne au JDD.

"Nous allons traiter des questions très sensibles, il y a des soucis et inévitablement beaucoup de questions, c'est légitime, nous allons dialoguer, y répondre, mais le statu quo n'est pas possible."

La CGT, syndicat majoritaire de la SNCF, a appelé les salariés de la SNCF à se mobiliser le 22 mars contre les projets de réforme du groupe public après la présentation d'un rapport préconisant notamment une remise en cause du statut de chemin de fer.

43 propositions pour rectifier le transport ferroviaire

Elisabeth Borne qualifie de "sévère mais juste" le diagnostic posé par ce rapport confié à l'ancien PDG d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, qui formule 43 propositions pour redresser le transport ferroviaire. "Nous n'avons pas d'a priori, tous les sujets sont sur la table en toute transparence", a-t-elle dit.

Le rapport Spinetta propose, entre autres, d'examiner la pertinence du maintien des lignes à faible utilisation, de ne pas engager de personnel sous le statut de chemin de fer et de stopper l'extension des lignes TGV. Il suggère également de permettre à la SNCF de recourir à des plans de départs volontaires pouvant concerner 5 000 personnes.

Ouverture à la compétition

En ce qui concerne le statut des cheminots, Elisabeth Borne juge "que nous ne pouvons pas continuer à être dans le non-dit, le non-choix. C'est aussi une question d'adaptation aux contraintes et aux attentes modernes". Il préconise également une ouverture à la concurrence "progressive et préparée, dans l'intérêt de tous".

La date du 22 mars pour le mouvement de protestation à la SNCF coïncide avec une journée de mobilisation dans la fonction publique à l'appel de sept des neuf syndicats du secteur contre les projets de réforme du gouvernement.

(avec Reuters)

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Rédigé le 18 Février 2018 à 20:33 | Lu 64 fois



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