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Merkel échoue à former une coalition et s'en remet au président pour de nouvelles élections

Rédigé le 20 Novembre 2017 à 14:04 | Lu 55 fois

Le départ des libéraux de la table des négociations confronte la chancelière allemande à sa plus grave crise politique en douze ans à la tête de l'Allemagne.



"Mieux vaux ne pas gouverner que mal gouverner. Au revoir." C'est par ces mots que, cette nuit, Christian Lindner, le chef de file des libéraux du FDP (Parti libéral-démocrate), a conclu sa conférence de presse, où, pour justifier son départ de la table des négociations, il a invoqué des divergences irréconciliables avec les autres partis politiques engagés dans les pourparlers.

Angela Merkel en a tiré les conclusions ce lundi matin, reconnaissant qu'elle avait échoué à former une coalition gouvernementale réunissant les conservateurs, les Verts et les libéraux.

Pour les commentateurs politiques, cet échec marquerait la plus grave crise politique à laquelle doit faire face Angela Merkel, elle qui a su douze années durant incarner la stabilité et la fermeté de l'Allemagne.

Le pari d'une alliance jamais tentée jusqu'ici

Depuis le 24 septembre, date du scrutin législatif qui a vu la victoire de son bloc CDU-CSU, la chancelière, malgré la perspective d'un quatrième mandat, est apparue fragilisée. En effet, de nombreux électeurs ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de sa politique d'accueil des migrants en choisissant de voter pour le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), permettant ainsi à l'extrême-droite d'entrer au Bundestag pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ne pouvant plus compter sur ses alliés sociaux-démocrates du SPD, partenaires minoritaires de la coalition sortante, qui ont décidé de rejoindre l'opposition, Angela Merkel s'était engagée depuis plus d'un mois dans une voie inédite et compliquée pour former une majorité de gouvernement. En effet, personne avant elle en Allemagne n'avait tenté de former une alliance entre son parti conservateur (CDU-CSU), les libéraux du FDP, et les Verts.

Principal sujet de conflit entre ces trois entités : la politique migratoire de l'Allemagne. Les conservateurs de la CSU la jugeant trop laxiste veulent limiter le nombre de réfugiés accueillis à 200.000, quota contre lequel s'insurgent les Verts par ailleurs favorables aux regroupements familiaux.

Les Verts avaient de leur côté plaidé, entre autres, pendant la campagne électorale, pour un arrêt progressif de la filière charbon. De fait, le début des négociations pour la formation d'une coalition avec les Verts avait impacté le cours des énergéticiens allemands. Mais l'échec de ces pourparlers, ce lundi matin, a inversement fait remonter leur cote en Bourse notamment RWE dont les centrales thermiques au charbon représentent 60% des capacités en Allemagne (voir détail en fin d'article).

Quant aux libéraux du FDP, ce qui leur tient à coeur, c'est la suppression d'ici à 2021 de "l'impôt de solidarité" de 5,5% introduit en 1991 pour financer la réunification allemande. Angela Merkel, originaire d'ex-Allemagne de l'Est, est favorable à la prolongation de cette contribution de solidarité, qui expire en 2019, mais les libéraux du FDP ont fait de sa suppression une promesse de campagne. Dimanche soir, un accord sur la suppression de cet impôt semblait un moment acté, avant d'être démenti un peu plus tard...

Répercussions sur la zone euro

Angela Merkel a annoncé ce matin qu'elle allait rencontrer le président Frank-Walter Steinmeier pour lui faire part de son échec, ce qui est peut-être le signe qu'elle refuse de s'engager sur la voie de la formation d'un gouvernement minoritaire.

C'est au président allemand qu'il reviendra de décider s'il faut convoquer de nouvelles élections législatives. Des nouvelles élections qui pourraient profiter à l'extrême-droite.

Un échec de l'Allemagne à former un gouvernement stable aurait des répercussions au-delà de ses frontières, qu'il s'agisse de la stabilité de la zone euro ou du projet de relance du projet européen voulu par le président français, Emmanuel Macron.

Bourse : l'euro chute, les énergéticiens retrouvent la forme

L'échec des négociations a eu un impact immédiat sur les cours de l'euro qui reculait de 0,61% vers 5h00 GMT contre le yen et de 0,53% contre le dollar à $1,1732.

En revanche, les énergéticiens bénéficient de l'éloignement de la perspective d'un gouvernement de coalition avec les écologistes. L'action RWE grimpe de 3,34% à 8h25 GMT, après avoir pris jusqu'à 4,5% en ouverture, signant l'une des meilleures performances de l'indice paneuropéen Stoxx 600. Le concurrent E.ON gagne de son côté 0,34%, tandis que l'indice Dax-30 recule de 0,33% au même moment.

(Avec Reuters)


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Rédigé le 20 Novembre 2017 à 14:04 | Lu 55 fois



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